Sauvegarde de la filière Chêne

Il y a quelques mois, j’échangeais avec un artisan ébéniste sur le choix d’une essence de bois pour la table basse Primis. Pourquoi pas le chêne, c’est une très belle essence et ce n’est pas ce qui manque en France. Le chêne couvre environ 40 % de la surface forestière en France.

La France est le 3ème producteur mondial de chêne.

Mais surprise, j’apprends que le prix du chêne s’envole. Il faudra sans doute s’orienter vers autre essence pour contenir le prix de notre table.

30% du chêne brut français part à l’étranger pour être transformé…

La raison en est simple : près de 30 % du chêne brut (grumes de chêne) est exporté pour être transformé. Ce volume a été multiplié par 10 en 10 ans !
Une grande partie de ce chêne part en chine : 17 % du chêne récolté en France ( x 8 sur la même période) ! Avec la forte demande, les prix partent à la hausse.
Un comble quand on sait que parallèlement, la chine ( mais aussi l’Allemagne, la Croatie, la Roumanie… et bien d’autres pays ) a réduit l’exploitation de son domaine forestier.

La conséquence directe est la baisse de bois disponible pour les scieries de chêne en France qui ne fonctionnent qu’à 60 %.
Un débat subsiste sur ce point, certains mettant en parallèle un problème d’adaptation de la filière.

Nous sommes une nouvelle fois face à une aberration de notre système.

Impact environnementale

Un impact environnementale et un bilan carbone désastreux. Du bois brut qui parcourt des milliers de km pour être transformé en parquet ou mobilier alors que nous avons la matière première et le savoir faire.
Une fois de plus la logique du profit prévaut sur celle de l’environnement..

Impact économique

La valeur ajoutée de la filière part une fois de plus à l’étranger. Cela met en difficulté la filière bois avec des milliers d’emplois à la clé. 26 000 personnes sont directement concernées par la filière chêne.
La transformation du bois génère 10 fois plus d’emplois que l’exportation.

Promouvoir une production locale de qualité et des matières premières le plus proche possible de cette production, c’est réduire l’impact environnementale de notre consommation.

C’est le cas de Angebault ébénisterie, qui privilégie l’éco-conception. L’atelier développe une gamme de mobilier et de décoration réalisée avec des matières sourcées en France et des Laque acrylique française. C’est le cas de l’enfilade Lina par exemple.

AFB ébénisterie va plûtot privilégier l’upcycling. Arnaud réalise des objets de qualité à partir de chutes de bois issues d’entreprises d’agencement. La planche à découper en Hêtre bois debout en est un belle exemple.

Toutes nos créations sont réalisées par des artisans qui, chacun à leur niveau, s’efforce de travailler avec des partenaires locaux, privilégie des matières en circuit court ou recyclées, issues de forêts éco-gérées….

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